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Au XIXe siècle, la littérature française s’empare de l’élément liquide avec une profusion et un renouvellement thématique sans précédent. Marqué par l’héritage de l’histoire naturelle des Lumières, l’espace littéraire se fluidifie, faisant de l’eau le prisme d’une exploration esthétique, existentielle et scientifique. D’une simple surface de projection, miroir de l’âme humaine à l’époque romantique, l’eau devient un vecteur de pulsions inconscientes et le reflet d’un profond affaiblissement psychologique ; elle est alors associée à la stagnation, au déclin et à la mort. L’imaginaire de l’eau sert à découvrir les abîmes noirs de la psyché humaine. Les mondes aquatiques littéraires reflètent les ruptures d’une époque en pleine transformation.